Un peu, beaucoup, tendrement, passionnément, à la folie. Pas du tout.

  • L’Écrivain du Dimanche

    Publié le 18 avril 2013
  • Serge Delaive : “Pain confiture”

    Publié le 28 octobre 2012

    Le réalisme de ces vers ressemble à une photographie, une photographie d’un matin bien quotidien, tempérée par quelques rares, douces métaphores : ainsi, l’ensevelissement du rêve, la crasse de la lumière ou la semence du jour… Prosaïque cette photographie : l’absence calculée de régularité dans les vers (pas un alexandrin, aucun rythme semblable, aucune rime — à peine quelques assonances en bout de vers… et encore — mais ce n’est pas dramatique… juste prosaïque !) renforce cet aspect magnifique des choses, qui est comme l’envers parfait du rêve enseveli. Après le rêve, donc le réel : c’est-à-dire la poésie. Le café noir, la cigarette, cette tartine de confi-ture — tout est là devant nous, comme si le poème nous les tendait en trois dimen-sions. Et le temps de cette offrande aura suffi au soleil rond prévu par le baromètre au tout début du poème pour apparaître enfin (vivant comme dans un poème antique, à l’instar de la lune et de vénus au vers huit) et pour figurer cet étonnement du quoti-dien ; dont un poème nous aura rappelé l’existence et la puissance.

  • Albert Ayguesparse : “Enfance de l’art”

    Publié le 28 octobre 2012

    Les mots s’écoulent. Sans strophes. Sans mesure. Sans syntaxe parfois, tel un collage de membres de phrases reflétant l’espèce de confusion mi-rêvée, mi-réelle du couple. Pas de ponctuation non plus, aucune virgule — à peine un point au vers six, pour suspendre le poème avant la mer, les larmes, le lait, l’eau des lèvres. Ces liquides sont quelque peu coquins, qui renvoient — discrètement mais clairement — au plaisir. Et ce plaisir, goûté en pleine nature ensoleillée (les oliviers et les collines suggèrent un tableau méridional), au réveil, alors que les rêves traînent encore sur les yeux, achève de confondre la femme aimée avec le paysage (un peu à la façon de « La magie noire » de René Magritte [1945]). Puis contraste à l’avant-dernier vers : irruption d’un bel alexandrin, un vrai, au rythme symétrique 3’ 6” 9’ 12, agrémenté d’un jeu d’allitérations en [k], très minérales, qui rompt justement avec la fluidité des lignes précédentes. Pour signifier, après une césure rocailleuse au dernier vers (l’accentuation du « qui » en césure est, en effet, renforcée par les allitérations sourdes et gutturales de l’alexandrin ; point d’enjambement donc), cette pointe de jouissance traversant le corps jusqu’à la bouche — dernier mot du poème aux phonèmes longs, chuintés, sensuels.

  • Un Départ en vacances

    Publié le 25 octobre 2012

    Nouvelle parue sur mon blog des Impressions Nouvelles (www.lesimpressionsnouvelles....).

  • Au Camposanto

    Publié le 25 octobre 2012

    Nouvelle parue sur mon blog des Impressions Nouvelles (www.lesimpressionsnouvelles....).

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