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Le café

Dernier ajout : 28 octobre 2012.

  • Serge Delaive : “Pain confiture”

    Publié le 28 octobre 2012

    Le réalisme de ces vers ressemble à une photographie, une photographie d’un matin bien quotidien, tempérée par quelques rares, douces métaphores : ainsi, l’ensevelissement du rêve, la crasse de la lumière ou la semence du jour… Prosaïque cette photographie : l’absence calculée de régularité dans les vers (pas un alexandrin, aucun rythme semblable, aucune rime — à peine quelques assonances en bout de vers… et encore — mais ce n’est pas dramatique… juste prosaïque !) renforce cet aspect magnifique des choses, qui est comme l’envers parfait du rêve enseveli. Après le rêve, donc le réel : c’est-à-dire la poésie. Le café noir, la cigarette, cette tartine de confi-ture — tout est là devant nous, comme si le poème nous les tendait en trois dimen-sions. Et le temps de cette offrande aura suffi au soleil rond prévu par le baromètre au tout début du poème pour apparaître enfin (vivant comme dans un poème antique, à l’instar de la lune et de vénus au vers huit) et pour figurer cet étonnement du quoti-dien ; dont un poème nous aura rappelé l’existence et la puissance.

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